Et on continue avec le troisième chapitre =D
Pis... si y a des fautes pas b'soin de m'le dire je sais qu'il y en a XD
Bon breffon ^^" bonne lecture =3
________________________________________________________
Je m’étais réveillé, sentant les rayons du soleil sur ma peau et surtout un mal de tête affreux ! A croire que j’avais liquidé toutes les bouteilles du bar de la ville et d’ailleurs, c’était presque ça, je m’imaginais bien avoir été le plus bourré de tous. Et, bien sur, je ne me souvenais pas de ce qu’il s’était passé quand j’étais dans cet état.
Je m’étais levé avec peine et avais immédiatement pris un doliprane de façon à soulager ma douleur. Puis j’étais descendu, la maison était d’un calme fou, nos parents absents, mon frère encore endormi, j’étais seul. En remarquant que je portais toujours les habits de la veille j’étais monté prendre une douche pour ensuite mettre un simple jean ainsi qu’un tee-shirt moulant rayé n’ayant aucune envie de me coiffer, j’avais laissé mes cheveux tel qu’ils étaient : ébouriffés !
J’avais fini par descendre à la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Une main était passée dans mes cheveux et des lèvres sur ma joue. Je m’étais retourné, souriant, vers mon frère et m’étais enfoui dans ses bras.
- J’ai mal à la tête grand frère.
- Je sais, d’un autre côté t’es celui qui a le plus bu de tous ! Je n’ose même pas imaginer la réaction des parents s’ils t’avaient vu dans cet état…
Il avait dit cela en resserrant ses bras autour de mes épaules, il avait enfoui son visage dans mes cheveux rougeâtres encore humides.
- Ils sentent l’abricot… tes cheveux.
Il avait reculé son visage et avait planté ses yeux dans les miens, attendri.
Quelqu’un venait de sonner à la porte et je m’étais détaché des bras de mon frère pour aller accueillir le visiteur qui était rapidement devenu « les visiteurs ».
- Mike, Justin.
- Salut p’tite carotte.
Mike m’avait encore plus ébouriffé les cheveux et avait passé son bras autour de mes épaules se dirigeant vers le salon suivi de Justin qui ne disait rien.
- Salut Billy, avait dit Mike, asseyez vous sur la canapé, Justin et moi on a quelque chose à vous montrer !
Nos deux amis avaient rit, Mike s’était placé en face de nous et avait sorti son portable. Il avait l’air de chercher quelque chose sur celui-ci et au bout de quelques minutes il avait tourné l’appareil vers nous démarrant une vidéo qui représentait deux hommes à une boîte de nuit, l’un allongé sur l’autre entrain de l’embrasser et de le caresser… mon frère sur moi !
J’étais monté rapidement dans ma chambre, autant énervé que gêné. Alors j’avais été assez bourré pour faire une telle chose avec… mon frère ? J’avais du mal à me faire à cette idée rien que le fait d’y penser me rendait mal à l’aise. Je m’étais réfugié sous les draps de mon lit me bouchant les oreilles et fermant les yeux.
C’est à ce moment là que j’avais senti ma couette s’éloigner de moi, mon lit s’affaisser et une main passer lentement sur ma joue. Par simple réflexe j’avais repoussé violemment la personne près de moi la faisant presque tomber en ouvrant les yeux je m’étais rendu copte que c’était Mike, je m’étais levé à l’avait regardé droit dans les yeux.
- Vous êtes vraiment trop cons !
- Damian ton frère n’a rien voulu à cette vidéo !
- Qui a dit que je parlais de lui ?
Après ces mots remplis de colère j’étais sorti de ma chambre tout en enfilant ma veste. Arrivé en bas Billy et Justin attendaient. J’avais soutenu le regard de mon frère, quelques secondes, pour ensuite baisser la tête et sortir de la maison. Quelles idées avaient-ils derrière la tête en ayant filmé cela et surtout en nous montrant la vidéo ? Ils avaient vraiment été trop cons…
Après un moment de réflexion je m’étais souvenu qu’avec tout cela je n’avais rien mangé j’avais donc prit la décision d’aller me "réfugier" chez mon meilleur ami, Collin. Avec la chance que j’avais, il n’habitait pas bien loin de là où je me trouvais, j’étais donc arrivé chez lui assez vite. Il m’avait ouvert, heureux, comme à son habitude.
- Damiannn comme j’suis heureux de t’voir !
- Moi aussi ! Ecoute faut que j’te parle… y a moyen que j’reste chez toi ?
- Mais ouè pas de prob’ !
Il m’avait pris la main et m’avait entraîné à l’intérieur, je m’étais arrêté à la cuisine me servant au passage un verre de jus d’orange et un croissant. Il m’avait regardé manger, sans rien dire. Après ce court moment nous sommes allés dans son jardin et avions finis couché dans l’herbe à parler. Je lui avais expliqué tout ce qui s’était passé.
- Nan mais attend Damian… ton frère était bourré tu peux pas lui en vouloir !
- Mais c’est pas à lui que j’en veux ! C’est à…
- Alors pourquoi tu l’évites ? Tu sais très bien que ton frère ne te fera jamais de mal alors pourquoi l’éviter ?
-…si Mike et Justin ne nous avaient pas montré cette vidéo je n’aurais jamais su ce qu’il s’est passé ! Je n’ai donc aucun souvenir de ce moment, je ne me souviens plus du tout ce que j’éprouvais à ce moment là !
- Et tu aimerais te souvenir ?
- Oui… ça me met en rogne de savoir que j’ai eu droit à ses lèvres en étant bourré et que maintenant que tout est normal je ne me souviens pas de la moindre chose !
- Je vois… mais j’pense que tu devrais lui en parler.
- Mais bien sur Collin, j’vais aller voir mon frère et lui dire "écoute j’me souviens plus de c’qui s’est passé ! Tu voudrais pas recommencer ?" C’est absurde ! Rien que de penser de faire quoi que ce soit avec un mec ça me fait bizarre mais, en plus de ça, mon frère ?! En y pensant ça me dégoûte mais pourtant…
- Mais pourtant tu es sur que ça ne te déplairait pas !
- Collin j’sais plus quoi faire…
Il m’avait prit dans ses bras me faisant comprendre que quoi que je fasse il me soutiendrait. Nous étions restés comme ça quelques minutes et j’avais fini par m’endormir contre lui heureux de pouvoir lui faire confiance.
Je m’étais réveillé dans un endroit sombre mais confortable, sa chambre peut-être. J’avais entendu des personnes discuter en bas et avais lentement ouvert la porte pour écouter.
- Collin laisse moi aller le voir je t’en prie !
- Ton frère dort pour le moment alors laisse-le.
- S’il te plait ! Je sais que j’ai déconné en faisant ça mais j’étais plus maître de moi-même et tu sais très bien ce qu’il peut arriver !
-…
J’avais entendu des pas se rapprocher et m’étais vite recouché sous les draps essayant de calmer les battements de mon cœur. Quelqu’un avait poussé la porte et s’était approché du lit. J’avais senti cette personne s’allonger contre moi, des mains sur mes hanches, des lèvres sur ma joue. Moi, je n’avais pas bougé, je n’avais rien dit.
- Damian… reviens à la maison.
-…
- Mike et Justin sont partis ! Ne m’en veux pas je t’en supplie.
- Grand frère…
J’avais passé mes bras autour de sa nuque et avait enfoui ma tête dans le creux de son cou. Ses mains étaient à ce moment là dans mon dos, ses gestes paraissaient si calculés et réfléchis, il ne voulait pas me blesser… Il m’avait lentement soulevé et m’avait sorti du lit. Je n’avais rien fait contre comme paralysé par ses mains avec la seule envie de rester ainsi niché dans ses bras si protecteurs. En sortant, il avait remercié Collin qui nous avait salués. Billy marchait, me portant toujours dans ses bras. J’admirais sa force, pouvoir me porter plus de quinze minutes, bien que je ne sois pas très lourd, il fallait pouvoir le faire !
Le doux parfum de mon frère m’enivrait, je ne pensais plus à rien, j’étais sur le point de sombrer dans un sommeil profond transporté comme dans un rêve. J’essayais de lutter contre ce sommeil si attirant, cette situation me semblait si soporifique que je n’y avais pas résisté longtemps, m’étant endormi dans les bras de Billy. Endormi… c’était un grand mot ! Je pourrais presque dire que j’étais dans un demi-sommeil ce genre de situation où tu sens tout ce qu’il t’arrive mais où tu ne trouves pas la force de bouger.
Je l’avais donc senti me coucher dans mon lit il avait remonté les couvertures sur moi pour que je n’aie pas trop froid.
- Dors bien Damian.
Il avait passé, pendant quelques minutes sa main dans mes cheveux puis, avait lentement posé sa bouche sur la mienne, il avait ensuite fini par sortir de la chambre. Rien de plus, rien de moins.
Moi je souriais intérieurement, inconsciemment ses lèvres m’avaient manquées sa douceur… je m’étais endormi profondément, souriant, pensant à lui…